Lundi 23 mars 2009
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Je marche dans une ville pourrie jusqu’à la moelle. A peine cuite elle pourrie déjà sur un tapis de carcasse aveugles, que seuls quelques vautours capitalistes se partagent sans amertume ni
regret.
Je traverse les jardins d’enfants ou se chamaille la progéniture insupportable de parents hypnotisés par un statut, obtenus dans l’égoïsme et l’égocentrisme d’un enchevêtrement de corps dénudés,
où pourrit une semence infertile déverser dans ce trou béant et noir.
Une chance insupportable pour ceux qui, comme moi sont victime du mépris total de cette populace crasseuse et dévergondée, issues d’une branche archaïque de bénis républicains.
Je traverse ces parcs d’où j’entends des mômes aux visages boursouflés de graisses et aux joues rosies par cette peinture insolente, utilisée par les putes de la rue et qu’on appose aux enfants
pour les faire paraitre moins crades qu’ils ne le sont vraiment.
Des rires idiots et des bains de boues qu’on applaudit stupidement, excusés par un âge qui ne devrait pas l’être.une contrariété faussement cachée de ces parents qui pensent élevés leur fils et
leurs filles dans une atmosphère saine et bienveillante.
Ce ne sont que des mensonges. Les filles seront bientôt des bonnes à genoux, asservies par ces fils tous piqués à l’héroïne, bandant comme des bêtes qu’ils ont toujours été et s’esclaffant, une
clope ou un cigare aux lèvres. Riant d’avoir apprivoisé ces salopes aguicheuses, qui pleureront de cette souffrance subie mais ô combien recherchée. Les fils riront d’avoir à
leur pied un monde qu’il pense éternel mais qui ira dès le lendemain les poignarder dans le dos.
Ils pleureront alors ces mères autrefois aimante, devenus désabusée par une télé réalité pornographique où l’on baise autant que dans les maisons closes. Et où le client devient acteur d’une
scène scénarisée, ayant pour seul but de faire chialer les chaumières dans des histoires plus stéréotypée que jamais où le sexe et le sexe sont élevés au rang de modèle à suivre.
La fumée enveloppera alors ce monde décrépie qui a déjà commencé à sombrer dans son propre chaos, créé de toute pièce et observer par des militaires dépassés, qui se raccrocheront à ces maudites
décorations rouillées par la pisse et le dégueulis dans lequel ils aiment se morfondre.
Les politicards verront la guillotine montée sur l’échafaud même des nations qui sombreront à leur tour dans une apocalypse romanesque mais non moins réelle. Où les immeubles ghettoïsés et
squatter par la racaille humaine, tomberont en ruine, de la même façon que tombera la peau lépreuse de l’humanité.
On crachera sur des publicités pour produit capillaires reprises par la propagande extrémiste de nouveaux partisans eux aussi aveuglés par une lumière. Celle des armes qui plongeront la
civilisation tout entière dans une guerre contre elle-même.
Ces filles à genoux se relèveront pour mieux faire le tapin et ces fils autrefois triomphant ne seront plus que l’ombre d’eux même. Leur bite refoulé dans les pantalons, c’est au tour de
leur cul que l’on s’attaquera. Laissé dans l’anarchie dantesque que ce salopard de messie avait un jour promis.
Les rivières encrassées par la pollution de ces usines ne seront qu’une bouche d’égout de plus se vidant dans une mer saturée de merde. On y trouvera dedans que le cadavre préhistorique de
mammifère rongée par les bactéries et les insectes, échouées sur les plages de mazout après avoir été charriée par des vagues de bidons d’essence.
Il faudra faire bruler tout ça.
Un incendie allumée par un mégot de cigarette, qu’un jeune ex – taulard ira raviver hurlant de joie, seule consolation dans un monde pourrie et corrompue où la mafia ferra figure d’ange.
Et pendant que l’on violera le reste de ce dépotoir, moi j’irai me tirer une balle dans la cervelle, espérant la répandre tout autour de moi. Espérant dégouter ceux qui ramasseront ma dépouille
avant de la digérer, crevant de faim et de froid, se servant de mon crâne comme bol de soupe. Et servie par une de ces milices éphémère, qui se sert des rats comme ingrédient qu’ils font bouillir
dans un sang sans âge recueillie avec des ongles noircies de merdre.
J’irai me plomber le crâne sur la statue de la liberté comme ultime bras d’honneur au monde qui ne méritera plus de porter ce titre. Car redevenue une jungle labourée par l’enfer sur lequel règne
Satan lui-même, jouissant d’écœurements sur son trône, cet endroit aura perdu tout espoir de survivre.
Mon nom est Sainteté et je suis le dernier archange sur terre.
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